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   Décembre 2007



AH, MANGEZ-MOI !
(Rondeau)

Ah, mangez-moi ! C’est pas du cent ans d’âge
J’ai la vingtaine et certain avantage
Ma tendre chair en votre ample palais
Telle au soleil un glacier népalais
Fondra jusqu’aux portes de l’œsophage.

Vous goûterez, comme l’anthropophage,
Coulant en vous cette sève sauvage
L’essence humaine aux parfums aigrelets,

Ah, mangez-moi !

Ma mie, allons, l’heure n’est au blocage,
Ne craignez point un quelconque saccage
D’ailleurs voyez mes organes pas laids
Sont plus fins que ceux des sénégalais,
Il y tiendra l’ "oiseau" dans votre cage,

Ah, mangez-moi !

ROBERT PASCAL (France)

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L’AMANT

Comme s'ils étaient écrits sur ma peau
Parcours mon corps comme un livre
Lis-moi de la nuit tombante au petit matin
J e te conterais l'histoire de cette femme banale
Qui dans ses rêves réjouit les bacchanales
Quand elle ferme ses yeux sur l'envie.
Le soir blotti seule, au fond de ses draps
Lis-moi de la première à la dernière lettre de notre kamasoutra
Comme si cela était mon ultime prière
Lis dans ses yeux ce besoin de toucher
Comme les caresses d'une plume sur un morceau de papier
Je te conterais l'histoire de cette femme si sage
Qui soupire comme un animal sauvage
Lorsque ses pensées ressentent le désir
De ta bouche qui l'explore avec plaisir
Elle sourit à la pensée de revoir tes yeux au bleu d’acier
Qui pétillent tendrement d'une lueur malicieuse
A la lecture de mes phrases audacieuses
je te conterais l'histoire de cette femme pudique
Osant se dénuder dans ce jeu érotique
Lorsqu’elle imagine la chaleur de tes doigts
Descendant des épaules aux creux de mes reins
Lis moi savoure un a un mes mots
Comme si pour toi rien n'était plus beau
Que de tourner les pages de mon corps
Qui chavire de plaisir
Lis-moi du soir au matin
Lis-moi aujourd'hui ainsi que demain
Tu pourras découvrir cet amour qui n'est que le tien.

TAMARA JAWORSKI (Belgique)

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TOUJOURS PLUS PRES DE TOI

Déposer là, sur ton sein droit,
Mes deux lèvres enflammées
Par le désir qui point, qui m’attire
Toujours plus près de Toi
Dans ton souffle,
Dans tes bras,
Dans cette intimité dans laquelle tu me retiens.
Puis, voyager jusqu’à ton sein gauche
Et, entre les deux, me balader sur d’innovants sentiers.
Ensuite, remonter droit vers ta bouche
Sans hésitation, sans retenue.
M’y attarder.
Y faire nos deux langues se batailler.
Et, de là, descendre jusqu’à ton cou enfiévré
Qui, en rien qu’un toucher, se met à vibrer
Au rythme de mes lapements,
A celui du tournoiement de mes baisers mouillés.
M’arrêter, enfin, de t’écrire ces lignes endiablées
Ces mots suggestifs et vécus qui te sont destinés.
A Toi, uniquement à Toi qui me plonge dans cette ravine
Car, comme tu me l’as murmuré, d’un écrit, d’une phrase assassine,
« Aucun Amour pour toi ne me consume ».
Une phrase que j’eus vue écrite à l’encre sanguine...
Vu sa capacité à plonger mon Coeur dans un abîme...

EMMANUEL BARON (Irlande)

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J'AI DORMI, CETTE NUIT AVEC VOUS

J'ai dormi, cette nuit avec vous
c'était beau, c'était tendre , c'était doux

Vous vous êtes lovée contre moi,
votre dos épousait mon torse-soie,
votre bassin imbriqué dans le mien.

J'ai relevé vos cheveux-perruques
dorée; et embrassé votre nuque,
mes mains se sont posées sur vos seins.

Nous sommes restés ainsi,
noyés dans le silence de la nuit
nous sommes restés blottis,
mon âme dure en votre âme enfouies

A mesure que le désir monte, à mesure qu'il s'amplifie,
les gestes deviennent amples, l'envie les justifies

Il n'est pas de plus doux combat
que deux corps qui s'attirent,
qui se cherchent, qui se brûlent-bas
et vont s'anéantir....

Nos sexes sont des silex
des étincelles jaillissent de nos index
et enflamment nos cortex
nos coeurs vivent en duplex...

Le feu est né.

Un brasier
Un été
Un boîtier
un "n'étais"
un prisonnier
un étai
un tisonnier
un "étais"
un voilier...

Dansent, nos corps enlacés, acérés, dépecés, délivrés...
Dansent, nos peaux satinées, caressées, humectées, ravivées...
Dansent, nos souffles rauques dans la lumière glauque...
Dansent, nos lèvres douces, mousses, secousses, gousses...
Dansent, nos langues humides, pyramides, timides, sulfamides...
Dansent, nos ventres chauffés à blanc, à des tisons ressemblants...
Dansent, nos rythmes synchrones, neurones, cyclones polygones...

Dansent, nos jouissances, explosions, abrasions, invasions, évasions...

Puis vient l'heure de la tendresse
quand les désirs s'affaissent
et que meurt la chanson....

DANIEL FREYERMUTH (France)

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SEXE


Un, deux, trois pas de danse
Annoncent la cadence
D’érotiques séquences.
Lentement tu t’avances.
Lumière tamisée,
Frêle déshabillé.
Sans même te regarder
Je sens tes yeux briller,
Sans retenue me dire
Combien tu me désires.


Un deux trois déhanchés
Ajustent les drapés
Aux galbes élancés
De ta féminité
De ta félinité.
De ta sensualité
Sans même te toucher
Je sens naître et pulser
Les troubles émotions
Qui règlent nos unions.


Un, deux, trois coups de rein
mon corps a déjà faim
de ta peau, de tes seins
De charnels parfums.
En flashs, en tempêtes
Défilent dans ma tête
Les films déjà tournés
Attouchements feutrés
Violences simulées
Sublimes voluptés
Retarder ce plaisir
Qui insiste à jaillir.
Garder infiniment
Ce mélange exaltant
De nos chairs, de nos âmes
D’un homme et d’une femme
Quand battent à l’unisson
Deux cœurs en érection.


Un deux trois grands soupirs
L’esquisse d’un sourire
Dans tes yeux je veux lire:
Belle prestation messire!
Ton corps relâché
Contre le mien plaqué
Mon amour, mon aimée
Toi qui m’as tout donné
Ton âme et ta beauté
Me laissent émerveillé.

PATRICK LOUVEAU (France)
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LE CORPS D’UN HOMME

Le corps des hommes
Etait son terrain de jeu

Caresser, embrasser,
Oser toujours plus
Résister un peu
Puis se donner
Sans retenue

Donner, prendre, offrir

Un torse qui se dévoile, la
Nature qui prend le pas sur l’

Humain; humaine nature
Obscène comme l’animalité
Masculine comme les courbes
Mutines de ton corps désormais
Esclave de son exclusif amour

LAURA VANEL-COYTTE (Maroc)

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JE TE VEUX NUE

Je te veux nue, dans un volage de voiles aux couleurs ardentes
Où se mêleraient le pourpre et le safran divin.
Cela me procurerait une attente
Avant la naissance de tes seins.

Je te veux nue, dans une alliance de soie et de satin
Aux couleurs chaudes : rouge sang et jaune pisenlit
Cela borderait la courbe sans fin
De tes fesses rebondies.

Je te veux nue, dans un nuage de lin
Aux nuances douces et farouches
Pour que par mille délices ma bouche
Embrasse la cambrure de tes seins.

Je te veux nue, dans un drapage de tulle légère
Aux couleurs chatoyantes comme une théâtrale perruque
Pour que mes caresses telle une bise éphémère
Se posent sur la douceur de ta nuque.

Je te veux nue, dans de la dentelle flottant deci-delà
Au blanc éclatant et luisant
Et où le bruit de mes baisers retentira
Sur ton front brûlant.

Je te veux nue, prête à te doner là dans mon esprit, dans ma tête
Pleine d'ardeur et avide de sensations
Je te veux nue, là Ô Femme parfaite :
Au palais de mon imagination.

AUDREY MONTSENY (France)






   Novembre 2007



IMPUDIQUE

Les verges de la nuit caressent mon fruit rouge.
Sous la robe de lune à la pulpe de lait,
Je me donne ivoirine au souvenir défait.
Sur le front de ma peau nulle ride ne bouge.

Ma veine coule noire et mes jambes de gouge,
Comme de grands pinceaux, redonnent un attrait
A la toile sépia d’un lugubre portrait
Gisant sur le plancher décati de mon bouge.

J’entends ton pas de plomb montant l’escalier.
Ton ombre se dessine au bord du palier.
Je recouvre mon corps d’une main transparente.

Sur le ventre brûlant court un doigt vagabond ;
Soudain mon impudeur en devient apparente,
Tu asperges de feu le désir moribond.

CHRISTIANE KUHK (France)

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RETROUVAILLES

Dans l'azur matriciel,
le désir se ravive,
ton souvenir danse le ciel,
mon impatience dérive.

Le voile du souvenir
masque les beautés du jour,
mes mains cherchent à ravir
ton corps et ses contours.

L'absence dans ma poitrine
vide l'air de mes poumons,
me change en figurine
animée de passion.

L'attente des retrouvailles
aux pulsions extasiées
au sein du ventre tenaille,
incandescent brasier.

Promesses de douces caresses,
abandonner le temps
pour renaître dans l'ivresse
en un sublime instant.

Sur la plus hautes des branches,
le fruit de la jouissance
repose entre tes hanches,
tentation d'ascendance.

Verbe soufflé à l'oreille,
envie de floraison,
la peau est en éveil,
la chair en frondaison.

Respirations haletantes
de l'union en mouvement,
émotions débordantes,
paroxysme avenant.

Du firmament retombe
l'envolée ancestrale,
pensées et gestes succombent
dans le vide qui s'étale

VINCENT GAYET (France)

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MUSIQUE DE CHAMBRE

La très chère était nue, et, connaissant mon goût,
Elle avait programmé l’antique phonographe
Dont le noir pavillon crachait jusqu’au dégoût
Ses cris et sanglots longs comme un cou de girafe.

Quand il jette en grattant son bruit sourd et pleureur,
Ce monde palpitant de douceur frénétique
Me ravit en extase, et j’aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à l’érotique.

Elle était déployée et se laissait toucher,
Tristan bramait son rut, Iseult miaulait d’aise
A mon désir saurien tendu comme un archet
Qui frottait wagnérien un contre ut en si dièse.

Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,
D’un air vague et rêveur elle osait l’ouverture,
Et l’ut majeur joué à la lubricité,
Donnait un charme neuf à sa rude aventure.

Et son dos et ses reins, et son ventre et ses seins,
Polis comme une suite, unis comme une fugue,
Répondaient à l’oreille ô cher Jean-Sébastien
Au contrepoint à l’orgue et au chœur qui subjugue.

Ange et Bête à la fois, antilope et lion,
Claveçon ou bassin, solo ou symphonique,
Elle m’exécutait la vieille partition
De notre accord parfait connaissant La musique.

- Quand le phono se fut résigné à mourir,
Comme son seul point rouge illuminait la chambre,
Chaque fois qu’il lançait un flamboyant plaisir,
Il inondait de vie, ce rubicond de membre.

d’après Charles BAUDELAIRE « Les bijoux » in « Les fleurs du mal »

RENE TERNOY (France)
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TOUCHERS, CLAIR-OBSCUR

Ma Belle se dessine en des poses obliques
A genoux sur le lit dessiné à la lune
Ses poses déhanchées sont-elles opportunes
- Oui J’apprécie le miel de sa peau angélique
Bardée de roulements Déroulements exquis
Ses seins qui se déploient sont deux planètes rondes
Qui semblent recueillir l’entièreté du monde
Elle ose à s’avancer vers le centre du lit

Tannée et délicieusement étirée
Vers de dodus tétons sa peau crée des mystères
De formes de couleurs Rejetés en arrière
Ses cheveux se mélangent d’une ombre vêprée
Des cheveux noirs si noirs Invinciblement miens
Je ne me souviens plus des couleurs de ses yeux
Peut-être faisait-il trop sombre dans ce lieu ?
J’ai gardé tellement des traces de ses mains !

Elle s’avance encore à quatre pattes sise
Se redresse et découvre un monde sans pareil
Comme la rose ouverte s’enroule à la treille
Elle est inflexions de courbes trop bien mises
J’aime la bouche interdite de Maria
Que je ne peux avoir Qu’elle me fait envie
Sa bouche immensément belle comme une vie
Sa bouche que le ciel à l’enfer maria

Et pendant que je parle elle reprend des poses
Ingénue et câline esquissée dans les draps
Dans cinquante ans encore elle me surprendra
Pût-elle ne subir le charme de la rose
Et pendant que je parle elle m’a débauché
Sensible impérieuse elle aime à se morfondre
Près de moi Un iceberg brûlant qui voudrait fondre
Je ne sais plus comment plus comment la toucher
--
FRANÇOIS DELHAYE (Belgique)

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PRETRESSE

Tu es allongée, séduisante,
Offrant au ciel ta nudité
Ta vénusté éblouissante
La fleur de ta sensualité.

Je caresse ta peau soyeuse
En m'enivrant de tes trésors
Et de ton abysse envoûteuse
Ouvrant le secret de ton corps.

Ta bouche dévore mon être
Faisant grandir cette chaleur
Que tu sais, amante, émettre
Par ta merveilleuse saveur.

Et dans l'union de la déesse
Dans la posture du pilier
Tu te fais sensuelle prêtresse
Et moi disciple à tes pieds.

MARTIN CODRON (France)

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INSOUMISSION

J’aime les désirs insoumis,
Les magies et les sortilèges
De la chair,
L’extase évanescente de la peau,
La liquidité de l’absolue caresse,
La faim permanente,
La famine cultivée, les pores assoiffées,
Le jet dans le vide,
La fusion devenue obligatoire
Dans la privation calculée,
Les mathématiques de l’illusion,
Les arithmétiques syncopées
Des folies d’appartenir
Il est des instants improbables
Qui crient les sourires obligés
Alors, j’ai un jardin secret,
Rempli de fleurs narcotiques,
Qui pleurent un nectar,
Qui ne se dément pas.
Il parle, il chante les rires de l’évidence,
Parce qu’il y a l’irrémédiable existence
Qui dit jusqu’au dernier souffle,
Le besoin d’exister,
Je suis, tu es, nous sommes
Des animaux qui ne renient rien.

LOUISE GABRIEL (France)

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JOURS DE PLUIE

Laisse ma tête dormir sur ton épaule
Garde moi près de toi en ce temps de pluie,
Je me fais toute petite, comme une fleur
Mon parfum t’ensorcelle.

Je sens ta main me cajoler en cette nuit
Me procurant des frissons d’amour.
Elle descend le long de mon échine
Comme je me sens coquine !

Mon corps s’allonge sur le tien
Je te respire
Je te désire
Je voudrais te séduire

Ma jambe droite a dépassé ton corps
Laissant libre entrée à mon puits d’amour
Linga connaît le chemin, Il frappe.
Yoni l’attends de son doux sourire.
Nos ébats s’allongent dans un va et vient
Tout le miel se déverse pour accroître
Notre bonheur et notre plaisir d’être unis

PAULINE HEROUX (Québec)




   Octobre 2007



SONNET POSTERIEUR

Souvent est convenu chez les hommes d’esprit
Refusant à céder à l’emploi du trivial,
D’user de mots charmants qui sortent du banal
Pour décrire d’une femme le séant rebondi.

L’artiste parlera de collines arrondies,
Le savant, hémisphères, équateur vertical,
Le poète écrira un heureux madrigal,
De ces rotondités, en dira l’harmonie.

L’esthète déclamera qu’il fut pris de vertiges
Devant l’apparition d’une beauté callipyge,
Chacun d’eux rendra grâce à ces rondeurs charnues,

Mais aucun n’avouera que sa pensée première
A l’indicible vue du somptueux derrière,
Fut évidemment qu’elle avait un beau cul.

JAMES GRELLIER (France)

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MONT DE VENUS

Le vent dans les rideaux donne vie à la pièce
Lorsque tout près de toi je passe et te cajole.
Et tes lèvres humides qui d’un seul doigt acquiescent
Attendent de ma bouche bien plus que la parole.

Au sommet de Vénus et au septième ciel
Je me dois nous monter en touchant ce bouton
Qui perle sans arrêt du féminin pluriel
Au mâle singulier de cent coups de canon.

Alors ton corps brûlant se jouant du Point G
S’embrase et me supplie pour calmer son courroux
D’assener fatal coup afin de l’initier

Aux effusions promises aux doux préliminaires.
Par terre dorment les draps et goûtent tes genoux
Sur ces beaux draps souillés par nos itinéraires

STEPHANE CHENEVAS-PAULE (France)

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NATURE COQUINE


Douce lumière du soleil,
Ombre et lumière réveille,
Ces deux monts merveille,
Le souffle du vent chaud laisse entrevoir,
Les chemins interdits en un flou aléatoire,
La tête me tourne à ce point de l’histoire,
Les éclairs illuminent faisant paraître un paysage de rêve,
Au loin l’orage gronde la température monte il n'y aura pas de trêve,
Tout tremble maintenant autour du volcan embrasé projetant ses lueurs d’or,
La pluie ne peut altérer en cet unique instant la source chaude inondant ton corps,
Ô Nature Coquine

Chaleur et rosée matinale,
Elle entrouvre ses pétales,
En donnant sans retenue,
Son cœur d’ingénue,
Le charme divin,
De ce parfum,
Epicé,
Quand la foudre l’a touchée,
Sa douce corole épanouit,
Se gorge de la pluie,
Vacille en sa cime,
Ô Nature Coquine !

Une brise la saisie,
Quand le voile de la nuit,
Borde ses rêves assouvis,
La voute céleste resplendi,
De ses formes arrondies,
De sa beauté épanouie,
Livrant son corps ici,
Sans interdit,
Non-dit
D
e
C
e
t
t
e
P
o
é
s
i
e
Tu ne te faneras pas aujourd'hui
Ô Nature Coquine !



REMI LEVRAUT (France)

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TENTATION

Tu viens te faufiler, t’immiscer,
Dans ma vie sans crier garde !
Un regard, une caresse, un baiser,
Et voilà que je me retrouve vulnérable,
Dans tes filets, je suis tombée,
Dans tes draps, je me suis glissée,
La raison m’a abandonnée,
Je m’adonne corps et âmes,
Au plaisir que tu me procures,
Le lendemain n’existe plus,
Seul l’instant présent m’appartient,
Le désir est maître, dominant tout mon être !

SABRINE HAFNAOUI (France)

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VIEILLE ADOLESCENTE

Reine à toute saison, je clapis de colère…
Yeux mi-clos, je subis l’abîme et je tolère…
Je les veux Paradis, ces émois à offrir,
Fontaine de vigueur, que c’est beau d’en souffrir!

Il fait froid il fait chaud, je savoure une odeur
De fantasme nourri submergeant de tiédeur…
Subite envie exige à me blâmer déesse
Me cambrant doucement, vers l’impudente ivresse…

Et se pressent mes pas, en valse tournoyante,
Je les retiens, devant ma jumelle ondoyante
De bonheur elle était, de plein gré mise en marge…
Conviction de l’instant: Avoir l’esprit plus large…

Injuste est le refrain fredonnant un « sois sage »…
Ma sérénade osa, m’asservir pour dressage…
Puis, tapèrent soudain tes paroles acerbes,
Mais, ces festins tango tu murmuras superbes!

Troublée par ton regard telles sont les suspectes,
Les plaintes, les remords, en un voeu tu respectes
Invitant tous mes sens au radeau d’une prime,
Vers l’unique chemin… de l’extase sublime!

NADA EID (Liban)

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SUPPLICIEE

En me prenant dans tes bras, je tremblerai.
Je frémirai de froid, ou de crainte.
Tes mains supplicieront mes seins,
Et entre tes dents, je gémirai, docile.
Le feu entre les hanches,
J'attendrai ta lame de sang,
Déchirée par l'impatience.

Et lorsqu' enfin tu trancheras mes chairs dans des grognements carnassiers,
Je cèderai malgré moi à ce jeu cruel.
Attachée, maintenue, suppliciée,
Je hurlerai la mort de l'innocente que j'étais.
Je serai alors ta petite soeur de la Passion,
Je pleurerai jusqu'à l'orgasme, intense, douloureux, inoubliable.

Tu me diras n'importe quoi en te déversant entre mes lèvres,
Et j'avalerais la chaleur mièvre de ta Domination.

AMANDINE THIREAU (France)

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INTIMITE

Lorsque dans la pénombre,
j'entraperçois sa nudité
qui seule dégage du sombre,
sa tendresse et sa féminité.

Je vois ses courbures
qui se déhanchent sans armure
sous l'effet d'un souffle divin,
d'un simple frôlement de mains.

Elle se cambre jusqu'à l'oubli
de sa pudeur et des interdits,
offrant au plus profond de mon âme,
son intimité et autres charmes.

Elle s'adonne ainsi au plaisir
d'être maintenant l'objet de mon désir
pour profiter pleinement,
de la douceur extrême de ce châtiment.

SYLVAIN LAMBERT(France)




   Septembre 2007



LA DORMEUSE DU VAL

C'est un trou de verdure où naît un stimulus,
Humectant un jardin bourgeonnant de désir ;
Où un doigt emperlé sur son mont de Vénus
Luit ; c'est un petit val qui mouille de plaisir.

Un quidam, accroupi, bouche ouverte, mi nu,
Sa langue cunnilingue charmant le clitoris,
Liche. Elle est étendue, implorant sous la nue
Et les assauts d'un corps qui la porte au supplice.

Les mains dessus ses seins, il baise. Bandant comme
Banderait un Priape, fougueux, il la déchaume,
En retournant sa motte, à l'endroit, à l'envers.

Le plaisir ne fait plus haleter sa poitrine.
Elle dort en sueur, la main dessus sa pine,
Exultant des deux trous, du devant et derrière.

PIERRE LEBLANC (Mali)

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TU ES BELLE

La solitude me serre entre tes bras, tu commences par la nuit, elle a à dire ce qu’elle devrait cacher, elle vole le temps aux impulsions
Scandaleuses, léger courant au sang, il t’est interdit de me rejeter
Hors de l’amour sacré, de l’impure beauté.
Écoute moi,

Tu es belle comme un soleil inventé
C’est un été braqué sur moi
Ton visage
Mon miroir
Ma femme de solitude aimée
Tu es belle comme une lune assassinée
Crachant tous ses soleils en réchauffant ta peau
Tu es belle comme un diable qui vend son âme
Pour le plus doux des lits
Je compte mes vies le long de tes rayons
Regarde moi dormir
C’est encore être là
Regarde moi jouir
La chasteté des distances n’empêche pas la passion
La lucidité des rêves
La naissance des caresses
Du corps au corps gémeau
Mon sexe en eau au bout des doigts
Flaque d’émoi du bout de to

Tu es belle comme la violence des femmes
Là où l’orage s'abîme et se fond en tes larmes
Tu es belle comme une morsure libérée
Imparfait éclopé qui renaît de mes flammes
Le cœur serré au cœur

Tu es belle en chute de raison
Le regard de l’artiste sur l’origine du monde
Et ta bouche
Chair scellée à ma chair en un divin scandale
En un battement d’elles
Mon dieu que tu es belle.

NADIA LE ROUX (France)

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ET MELODIE S’AMUSE

Doucement dans le square ce soir elle se promène
Repasse en sa mémoire les jours de la semaine
Un sentiment troublant la mène jusqu’au rêve
De cette douce enfant qui lui rappelle Eve

Un soir elle se souvient alors prenant le thé
Venant à la fenêtre frappée par sa beauté
La chambre tamisée d’une fine lueur
La vit se préparer une nuit de douceur

De son corsage rosé qu’elle ôta de ses mains
Venait de s’échapper l’ombre de ses seins
Deux petites collines rêvant monts et merveilles
A qui l’on eut soucis de leur rendre pareille

Faisant alors glisser sa jupe lentement
Au bord de la nuitée apparut son séant
De belles formes rondes joliment dessinées
Une danse féconde vous faisant tournoyer

A travers la chambrée toute ainsi dévêtue
La jeunette dansait savourant d’être nue
Puis de ses douces mains se parfuma le corps
Mélodie eut aimé qu’elle le fit encor.

VERO BERAMELO (France)

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EXTRAIT D'INSPIRATION

Là, sous le chêne en cette belle journée d'été, les rayons du soleil caressent ma peau satinée.
Je ferme les yeux et m'abandonne à ces précieux souvenirs que j'ai de toi.
Je parcours inlassablement la douceur de ta peau, ta fragrance éveille en moi d'inavouables pensées,
Le goût de ta semence exquise, ton souffle haletant au rythme des mouvements de nos bassins,
Ton regard embué et fiévreux, pervers et complice à la fois ;
Tous mes sens sont à l'affût, éprouvant cet infatigable désir de m'ouvrir à toi.
Je songe, je rêve, je défaille, mes doigts glissent sous la soie de ma jupe fendue,
Comme aimantés par l'humidité de mon intimité.
Ma respiration s'accélère, je me livre corps et âme à cette sensuelle lubricité,
Rendant hommage à ton sexe divin qui me fait autant de bien.
Jamais auparavant je n'avais ressenti de si profondes envies physiques et psychologiques.
Mes gestes se font saccadés, je goûte, je savoure, véritable appel à la débauche!
Je me vois m'empaler sur ton vit fièrement dressé.
Je me sens remplie à souhait, divin objet de la création, somptueux sujet de toutes mes tentations
Comme s'il avait été conçu pour moi et le partage de nos folies.
Ultime supplice, ta langue s'attarde sur mon clitoris.
Je blêmis, je gémis, je me laisse emporter par cette vague de volupté, je perds la raison.
Inévitablement, je m'assoupis, sereine, apaisée, aux creux de tes bras, en toute sécurité.

CAROLINE BAROZET (France)

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L’INCUBE


Quel incube ou démon prend mon lit pour autel
Afin d’y célébrer son lubrique incubat ?
De force il accomplit l’office rituel,
Me consacrant – hélas !- à l’œuvre du sabbat.

Soudain par quelque sort inconnu des humains,
Son membre enflé se scinde en hydre bicéphale.
Pour mieux me polluer de son crémeux venin
Par le cul et le con il me fouille et m’empale.

Cet énorme phallus, plus large qu’une main,
Qui se déploie, grands dieux !, presque aussi loin qu’un bras,
Les bouches distendues du dessous de mes reins
L’avalent cependant dans un glouton repas.

Tout prêt à décharger, le diable en enfourne un
Au fond de mon palais, agaçant ma luette.
Pour hâter la giclée, le coup est opportun
Et double l’avantage en me rendant muette.

Du séant empalée sur l’essieu tumescent,
Montée au pilori de ce monstrueux vit,
Me voilà de surcroît muselée par le gland,
Emule malgré moi de la putain Lilith.

Puisque je suis transie sous cet envoûtement,
Que le projet est vain d’arrêter l’ange obscène,
Autant se dévouer à ce subit amant,
Et cédant au plaisir, profiter de l’aubaine.

A gros bouillons laiteux il achève l’affaire :
Le foutre, comme un fleuve emporté par la crue,
Noie de flots diluviens la chambre toute entière,
Avant de submerger les venelles et les rues.

Rebeca Sollis (Grèce)

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VASTE CUL CALLIPYGE

Mon doux regard se fige,
Sur ton cul callipyge,
Postérieur de prestige,
Qui me donne le vertige
Et mon phallus s'érige,
Bien dressé sur sa tige.

Ayant soixante piges,
Je sais bien que j'attige,
Mais j'ai de beaux vestiges,
Puisque rien ne mitige,
Cette érection prodige,
Que ta splendeur exige.

En parfait membre lige,
Ce vit, que je dirige,
Nullement ne m'afflige,
Ni ne me désoblige,
Rarement ne m'inflige,
De déception, te dis-je.

Sans le moindre litige,
Jamais il ne transige,
Sur les hautes voltiges,
Auxquelles je l'oblige,
Quand ton cul je fustige.
J'ai la trique , tu piges ?!

HABIB EL AMRANI (Maroc)

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LAISSE MOI T'EVEILLER

En ce matin sombre et nuageux
Je t'observe lovée dans les draps
M'enlaçant en rêve dans tes bras
Sur les lèvres un sourire radieux
D'où émane un parfum de bien-être

Il vient me caresser doucement
Je suis plein d'une tendre torpeur
Je me délecte de ce bonheur
De te dévorer impunément
Mon regard glissant sur ton corps nu

Je frôle tes épaules graciles
Que je n'ose de mes doigts toucher
Car j'ai bien trop peur de t'éveiller
Dans ce sommeil semblant si fragile
Tu m'offres le plus beau des sourires

Luttant contre la pâleur du jour
Il irradie sa chaude lumière
Rosissant le bord de tes paupières
Si je pouvais m'en nourrir toujours
Jamais plus je n'aurai peur du noir

L'air est parfumé de tes désirs
Ta poitrine monte et redescend
Au rythme de tes rêves indécents
Qu'au bord des lèvres je viens saisir
Y posant les miennes tendrement

Encore inconsciente tu m'embrasses
Unissant rêve et réalité
Dans tes songes avec complicité
Tu me laisses venir t'enlacer
T'offrant le plus tendre des réveils

JEAN-FRANÇOIS PASCOLO (France)





   Août 2007



INCURSION EXQUISE

Ferme les yeux et souviens-toi…
Une griffe de papillon aux ailes de soie
Qui vient se poser entre tes cuisses
Une image, un désir claustrophobique
Elle se fait chaleur, elle s’agrippe
Elle glisse
Passe au niveau supérieur
Et s’arrête un instant
Se diffuse, lentement, rayonnante tumeur
Les yeux sont toujours fermés
Les cuisses un peu plus écartées
Tu frissonnes, c’est fou
Et c’est alors au cou
Qu’elle te pique, qu’elle te prend
Que tu t’imagines la prendre
Que le coup repart de ton ventre
Torture chaque parcelle de ta peau
Des petites vagues électriques remontent à ton cerveau
Maintenant ?
Le cœur bat plus vite et trop fort
Tu l’entends
Et c’est elle que tu vois
Un joli regard de reine à assujettir
Image instantanée d’un désir étouffé
Comme à chaque fois
Que ton corps dépasse tes pensées

MARIE-LAURE CORDIN

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OFFRANDE A SON TEMPLE

Ce matin au réveil, mon regard s’est posé
Sur son corps dénudé,
Par ses cuisses entrouvertes, j’ai regard
Sa jolie fente, fleurette aux lèvres ourlées ;
Son mignon bouton mouille
Par cette rosée déposée
Dans l’étreinte de notre nuitée ;
Osant me pencher et sans la réveiller
J’ai déposé un brûlant petit baiser..
Sur cet amour ,ce temple vénéré .

JOSEPH OLLIVE


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DesSein d'Amour


Toi,
Mon Poussin,
Toi qui est au loin,
Te sentir j’en ai besoin,
Sur ton corps mes mains,
Comme cette brise du matin,
Effleurer le bout de tes seins,
Adorable dans ce sublime écrin,
En dentelle noire qui te va si bien,
Comme les vers qui forment ce dessin qui s’affiche dans tes yeux coquins.


REMY LEVRAUT

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EMOTION FORTUITE


Accroupi devant toi, assise au bord du lit
Je te baise les mains, posées sur tes genoux
Tendres baisers coquins, mon Dieu, ou allons-nous
Ton frêle rire trompe l’émoi qui nous uni

Maladresse fortuite, ou innocemment provoquée
Tes genoux charmants s’offrent à mes lèvres
La surprise passée, prolongeons le rêve
Le rire s’est tu, au contact du baiser

Pudeur légitime, tes jambes se resserrent
Tes mains dans mes cheveux, m’incitent à continuer
Délicates caresses, dois-je donc abandonner
Ce doux câlin charmant, de quoi aurais-je l’air

Enhardi par tes mains fébriles sur ma tète posées
Je succombe au charme, laissant l’affreux dilemme
Le vertueux dira, c’est pas comme cela qu’on aime
Le tendre épicurien ne peut que continuer

Ivresse de l’amour, mes lèvres sur tes cuisses
Progressent en douces bises, vers l’ultime lieu
Charmé, apprivoisé, tu t’écartes un peu
Afin que tendres baisers délicats enfin, je puisse

J’ai la tête qui tourne et ta féminité offerte
Est honorée de mille bises et tendres câlins
Cette fleur, insulté par le vulgaire commun
Est transcendée de toi, par ma bouche ouverte

A cet instant béni, ou tout nous rapproche
Pour cette communion, n’y mettons qu’une loi
Celle de donner l’amour, la tendresse, la joie
Au diable les tabous, ne craignons les reproches

De nature différente, se rencontrent nos lèvres
Contact voluptueux, sous délicieux nectars
Le bonheur nous anime, une larme sur ton fard
Me donne la dimension, de cet instant de rêves

Mon corps est exalté, on le serait à moins
Trahi par l’émotion, je me sens dénoncé
Te plaît-il, à ton tour, enfin de l’honorer
Par douces caresses, de ta bouche, de tes mains

Ainsi offert à toi, c’est sans contrainte aucune
Soit libre de donner seulement ce qu’il te plaît
Ta présence à elle seule, qui déjà m’est donnée
Est pour moi, sans nul doute, le début d’une fortune

JACQUES BODIN

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L’EROTISME, C’EST COMME…


… le chocolat…
voluptueux et doré,
chaud,
doux
comme la caresse d'un rayon de soleil.

Il griffe ma peau,
j'adore.
Il s'infiltre en moi
comme une couleuvre passionnée.

Il me chatouille
le chocolat
et réveille mon désir assoupi.

Puis je l'invite
à une danse sensuelle
et marbrée.

Je lui dis viens,
aventure-toi
dans ma bouche,
engouffre-toi
jusqu'à l'indécence.

Je te retiendrai,
t'emprisonnerai.
Du plaisir
jusqu'à la garde
pour que tu fondes en moi
comme une bouchée de chocolat.

ORCHYDIA CE (Suisse)

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OFFERTE CE SOIR

Ame vendue sans aucune retenue
Offerte ce soir
Murmures inaudibles
Coupables espoirs
Envies inavouées
D’anneaux qui déchaînent
Et te déchaînent
Dans la chaleur moite
De tes besoins refoulés

Tu te donnes au plaisir
Docile à ses désirs
Esclave de ton corps
Qui te fera frémir
A te faire pâlir

Caresses indécentes
Subtiles et habiles
Sur ta chair le cuir
Entre tes jambes
Des ondées de plaisir
A tous tes désirs
Et l amour tourmenté
Sans aucune pitié
Dans un râle essoufflé
Tu t es sacrifiée

Tu te donnes au plaisir
Docile à ses désirs
Esclave de ton corps
Qui te fera frémir
A te faire pâlir

Ton ventre s’enflamme
L’étreinte sans fin
Te soulève et t’éreinte
Vas et viens incessant
Qui assouvit ton plaisir
Dans les silences du désir
Tu te donnes au plaisir
Docile à ses désirs
Esclave de ton corps
Qui te fera frémir

ELYANE POSON

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L'AUBE DEVIENT MATIN

"L'aube devient matin
des fibres de lumière
me caressent et te frôlent,
des ombres de parfum
m'enchaînent, m'éternisent

Je sens monter et sourdre
la sève de ton désir
et je berce ton corps
comme une proie volée
où s'exaspère enfin
en longues chevauchées
la trame de bonheur
du plaisir retrouvé
>
Et tes paumes sur mes hanches
et ton corps qui me rythme
et ta plainte et ma plainte
et la chaude ivresse
de l'amour épandu"

JULIETTE BEAUDROIT




   Juillet 2007



ODE AU MONDE

je fais l’amour au monde
et le monde m’embrasse
me caresse ici bas
et me baise ici haut
monde à moi monde ami
monde à froid monde à chaud
amant monde amant puis
monde en moi qui essuie
sans ciller
l’étang la source
et le puit
monde mouvant
sa marche et qui s’émeut
selon l’arche des jambes
monde dessous moi dessus
qui se frotte et se cambre
Moi-monde monde à même
de mêler dans mon âme
l’Homme et la Femme
monde mien
que j’enlace et qui tient
de main ferme
ce que cachent mes cuisses
Ode à l’amour
monde à l’appui
qui presse mes seins
et qui force mes reins
comme on hisse un drapeau
monde aux mains
magnifiantes
monde aux mots
que seuls amants
connaissent

J’en monde et j’embaume
ses fluides, j’abonde mes fesses
dans l’essence des eaux
j’envie son vide précieux !
je bois le monde
et le monde me boit
échange que monde décide
partage de soi, ménage à trois
entre le monde, le monde et moi

EMILIE DELIVRE (Italie)


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À MON EVE

Le désir d’ouragan de ton corps tamtam
Taille les herbes sauvages de mon coeur
Et la nuit folle m’ouvre l’espace .
Ma langue liquide
Prend forme à l’entrée de tes lèvres.
Regardes-moi dans tes yeux de tapage,
Je noue le jour à tes cheveux
Epanouïs sur mon corps .
Ma voix est un concert d’oiseaux
Lorsque l’arbre de ta chair fleurit
Sous la saison pluvieuse de mes mains .
Amnésique, je n’ai que la mémoire du goût
Que laisse l’étreinte
De ton espace étoilé de teinture
Mon visage s’est greffé dans tes paumes
Pour que rajeunisse son image
Par la sève de tes baisers d’hiver

Ô! pays de solitude…
Au pays de solitude
Ma bouche n’est que l’ambassadrice de ton nom
Mes yeux sont le drapeau de ton corps
Tombant sur le sable de tes jambes
Qui glisse entre mes lèvres .
Je suis devenu fou, voulant compter avec ma langue
les grains de l’amour
Ma chaleur murmure aux oreilles du silence
Je croise ta douceur en transit sur ton ventre
Sous le toit de ton extase
j’aurai accès à l’éternité de la jouissance.
Brûle -moi vivant je suis ton bois sec
Au septième jour de mon plaisir tu es ma manne
Rassemblant tous les trésors de la terre.
Je nouerai à mon cou ta culotte grâcieuse
Tends ton oreille sur la ligne de ma poitrine
Et tu écouteras mon coeur , chevauchant la monture
Mugissante du vent .
Par les contours de ta hanche ouvre
La porte de ma nudité
pour qu’en jaillisse le chevalier de l’orgasme .
Ta taille est la fumée de l’encens parfumée
Docile au va-et-vient
De l’encensoir de mes mains .
Ma bouche est la coupe arrondie de ton sein
Où je me dilue dans la folie de ton lait.
Je n’ai plus où aller
Je suis athée, je ne crois en la raison du sommeil
Me considérant comme hérétique,
Vomis la sentence de la lave de tes yeux
en miettes de volcan
Je serai peau-exilé-porteur de tes yeux
Dans ton absence tangible,
Mes dents ne sont que les dents de lait de ta bouche-bébé
Tes reins ne sont que les cloches de midi ,sonnant l’amour
A l’anneau de ma bouche .
Le battement de ton coeur est l’aiguille réglant les tics-tacs de mes joies
Ton feu est l’ange gardien engloutissant les démons de mes enfers passés.
Entre toi et moi le jour frappe avec la rage de l’ouragan,
À la porte de notre cantique des cantiques
Et pourtant la démence de nos gestes est notre plénitude.
Il m’est donné d’être fou
Quand l’onction de l’obsession se renverse
Ce soir tu es mon rêve ,je suis ton songe
Sans potion magique je retrouve la virilité
Dans tes bras me faisant grimace au portail de ton nombril
Je suis le double tranchant tu es la tranchée
Ma prière s’écrit à bout de souffle sur la page vivante de ton oreille
Je suis à la balade dans les collines de ta nudité
J’ai des orages dans la bouche
Tu as des grondements dans les mots
Après les pluies, vents et marées
Tu es le beau temps, je suis le ciel
Tu es ma grâce, je suis ta bénédiction
Je suis le bébé dans tes entrailles,
Avec la douceur de l’enfantement tu me donnes vie
Sois mille et une roses et mon coeur
sera mille et un parterres

CLAUDE SAINNÉCHARLES (Haïti)

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ÉVELYNE

Évelyne a des langueurs
Évelyne a des vapeurs
Étendue sur un tapis de Chine,
Nue de sa main étroite et fine
Ondule les poils frissonnants
D'un triangle dont la somme
Des angles est égale à ses chavirements.
Déhanche ses pensées, d'un homme
Esprit dans ses fantasmes
Connaît les replis.
Et le doux tapis de Chine
Des tourments sait le drame
De n'être homme Chinois.
Zoomant l'inédit d'Évelyne
Me vint désir praline,
D'enfance, doigt tété,
De tranquille inconscience
Le goût renouveau de l'innocence
Évelyne écartelée
En Be Bop horizontal,
Danse la magnifique errance
D'une chorégraphie abdominale.
Choriste soliste, chant gémissement,
Intervalles mouvementés,
Sur son corail rose charmant
Subreptices et lascives poussées.
Paupières fermées,
Yeux intériorisés,
Religieuse gracieuse
Prie à l'infini spasme
cérébral d'électrochocs survoltés de l'orgasme.
Tout près d'Évelyne
Noyée sur le tapis de Chine,
A quelques pas, je suis là.
Laissant son amour monologue
A ses ébats. Car de l'épilogue,
Je n'y ai pas droit.

BRUNO TOMERA (France)

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SOT-L'Y-LAISSE

A la nuit tombée, quand la citée s’endort
nous nous retrouvons en un lieu isolé,
royaume divin où se retrouvent les petites morts
que je voudrais pour moi seul m’approprié.

Lascif, je t’approche pour laisser les caresses
d’un souffle de désir glisser sur ta peau de pêche;
la dentelle se décroche et dès lors tu cesses
de résister pour te renverser tête bêche.

Mes doigts tendrement explorent ton palace ducal
A la recherche d’un Graal, vénéré calice,
alors que ton palais participe à un délice buccal
j’entrevoie tes malices, doucement en toi je glisse.

Mes lèvres se posent sur la coupe sacrée.
Je pénètre la gangue du fruit sucré
en enfonçant ma langue, chaire humide
dans ton corps déjà trop avide.

Tes mouvements s’accélèrent
Nos corps s’emboîtent, s’emballent,
se fractionnent en infinis fractales
jusqu'à ce qu’arrive le moment fatal
où nos êtres plongent violemment dans une douceur égale

Fourbus, extatique,
Repus d’un repas onirique
Tu flottes sur une île de plaisir
Et laisses couler la laitance amère
Le long de tes lèvres claires
Gorgées de ce trop plein de désir.

Doucement, le temps passe
Féline, tu te prélasses
Pendant que moi, je redescends
Parmi les vivants
Encore enveloppé de cette douce volupté
Puis remonte vers toi pour calmement te susurrer
C’n’est pas aujourd’hui que nous aurons un bébé …

Damien BOYAVAL (France)

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ECHEC A LA DAME

Mariam glisse la dame, dieu me damne
Au bout de l'échiquier
Et s'envolent fous déliés, mes phantasmes
Mes fougueux cavaliers

Pas de citadelle imprenable!
Mes pions armés cernent la tour d'ivoire
Sabre entre les dents, j'escalade
Jusqu'au sommet de mes désirs et mes espoirs

Glisse la robe de Mariam, de ma dame
Le long de ses frissons
Et ses monts et vallons qui me damnent
Affolent ma raison

Là au pied de la belle
Livrées les clefs de sa citadelle
Je bois à sa source d'âme
Oh oui, homme, là où elle est le plus femme

Les soupirs de Mariam qui se damne
Sous mon fou cavalier
Me rendent roi au pays des phantasmes
Au bout de l'échiquier…

Vous rêvez depuis tout à l'heure
Je crois que vous êtes échec, dit Mariam
Excusez moi, j'étais ailleurs !
Dieu me damne ! Je n'avais pas vu la dame……

Mariam glisse la dame, papadam …
Le long de l'échiquier…

DENIS OLLIER (France)

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PHYLLIS ET CLITANDRE

Pour tout l’or des saints je sais les seins de Clitandre
Et les feux de Phyllis l’une en l’autre mêlées,
Dans l’eau de Vénus, claire et tissée de filandres ;
Fils de vierge et moiteur des pôles inversés.

Des ocres d’Orient, des ors et des porphyres,
Les philtres de Phyllis sont des effleurements
Qui poussent Clitandre à toujours se dévêtir,
Coquine à laisser sur sa peau courir le vent.

Ses doigts sont un archet qui glisse entre ses fesses,
Ondulent et tournoient, coulissent sur ses cuisses,
Sa langue est un délice et bien plus que caresses,
Ouvre les lèvres, file au bout du clitoris.

Et Clitandre et Phyllis partagées dans la chair,
Terre de Sienne ou bleu d’enfer : couleurs de fées ;
La belle et la putain, l’ivresse ou la chimère
S’endorment apaisées des rituels sanctifiés.

Mes chères ingénues, mes belles impudiques,
Osez qu’entre vos corps j’y coule à pas feutrés
Mon âme et tout ce qu’il me reste à perdre, au gré
De grands coups de lame et d’inventions érotiques.

PHILIPPE MARGUET (France)

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LE DESIR

De tes yeux naissent mes envies
Et de ta bouche aussi
De toute ta nature mâle qui m’attire et m’exalte
Dans cette allégorie tu me transportes
Lorsque tu me plaques dans tes bras
Le désir me possède et mon corps puissamment s’anime
Vient te chercher pour t’emmêler voluptueusement
Ose franchir les frontières de l’interdit
Pour se déverser comme un torrent de flammes
Si l’amour est une couleur alors je vois du feu de l’or puis du rouge
Dans cette fougue nous faisons parler nos corps
D’un amour infini qui ne tarit
En transe d’amour,
Je caresse ton corps, ta poitrine, et tes longues jambes musclées
J’embrasse tout passionnément avec mon corps et mon âme
Amoureuse éperdue, femme fatale dévoreuse,
Dans cette nuit complice de nos jeux érotiques
Nous envoyons des soupirs de bonheur
Comme un échos à notre union
La flamme de la bougie devient évanescente
Cette nuit langoureuse et enivrante nous nous endormons repus
De somptueuses fleurs colorées nées au petit jour embaumeront notre vie
Le soleil viendra réchauffer notre peau et doucement nous réveiller.
Je suis irradiée de bonheur.

ODILE HERNANDEZ




   Juin 2007



LA PUTAIN ET LA NONNE

La Putain, ayant baisé
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bite fut menue.
Pas un seul petit puceau
En bouche ou dans son cuissot.
Elle alla crier famine
Chez la Nonne sa voisine,
La priant de lui prêter
Son vibro pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
En caresses génitales
Et lichettes vaginales.
La Nonne n'est pas baiseuse ;
C'est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je baisais, ne vous déplaise.
- Vous baisiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien ! branlez maintenant. »

PIERRE LEBLANC (Mali)

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PRELIMINAIRES

Premiers regards incandescents
Ravageurs, déjà indécents
Etincelles au premier baiser
Langues et corps entrelacés
Invitation à la caresse
Mais pas trop vite, rien ne presse
Ici et là, nos mains explorent
Nirvana – Lèvres qui dévorent
A l'unisson nos creux et monts
Instillent les premiers frissons
Râles chuchotés près du lobe
Effleuré de ton sein le globe
Sexe. Raison qui se dérobe

MICHEL DENIS (France)

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EN MI MINEUR

« Emma aimée ma mie
assomme-moi de mimis
ma môme ma mimolette
mon amour ma minette… »

Tes mamelons mignons
mûrs sur leurs mollets monts
marbrés de veines d’un pâle bleu
affleurent ma main à qui mieux mieux.

Et momentanément
mon marmonnement mue
ton époumonnement
en une mimique émue.

Ton monument remue
mi mollement mû
mouillant l’aimable maille
où rame mon ornement
d’un maniement qui vaille
le mal, amoureusement
mené au firmament
que promet ton ferment.

“ met moi !... moui… met moi !”
Ton murmure émis se noie
En pleine mer de Marmara
Fermement je t’arrime au mât
du macho tendrement mâchonné
et t’emmène à ma baume emmanchée.

Enfin mûre mon amante
doucement malmenée
tu montes démente
ma comète minée.

L’ultimatum soumis,
qui met aux abois ta mimique
sous la sourde meute
qui menace d’émeute,
et moult fois remis
pour mieux t’amener au cirque,
…expire...
Tout le démon aimé te met le feu aux trousses.
Ta pâmoison paumée tes mirettes éclabousse.

LAMBDUM KAGIBI (France)

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QUINTESSENCE

Nous étions en transes, quelle importance!
Nous ne maîtrisions plus notre impatience
Tout était intemporel comme irréel…
Loin du virtuel, les vibrations sensuelles…
Seule l’assurance d’une jouissance
En pleine effervescence
Maintenait notre enveloppe charnelle
Loin du surnaturel…
Acte sexuel ou spirituel ?
Nous partagions un lit
Et au-delà un état d’esprit.
Et si c’était ça l’infini?
Le sentimental et le mental:
Un idéal…

ESTHER AMAMI (France)

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L’APOGEE

Peau satinée, l’érotisme jouissif.
L’instinct sexuel, lèvres mouillées.
Visage glabre, corps excessif.
Désir charnel, mains endoctrinées.

Organe charnu léchant ta sensibilité.
L’extase approuvée, l’écho voluptueux.
Mouvements licencieux, plaisirs érotisés.
Satisfaction assurée, silence heureux.

Pulsion jouisseuse, l’arrêt impensable.
Nuit émoustillée, douce virilité.
L’affriolant, l’amour charitable.
L’appétit sensible, adorable sensualité.

Concupiscence, le plaisir volupté.
Un penchant agréable, gentille étourderie.
L’ivresse continuelle, chaud baiser.
Le pinacle de la vie, ma belle amie!

ANDRÉ ÉPERVIER (Québec)


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LANGUEUR AMOUREUSE

Et tu insuffles en moi ce que la solitude,
Murmure à mes oreilles dans un souffle éternel,
Un air libertin aux allures femelles,
Sous le regard amant d'une belle hébétude,

Cette buée indolente à l'aube de l'envie,
Qui éclaire mon corps sous d'exsangues lueurs,
De lumière irréelle, d'éclatantes sueurs,
Dans ce gouffre béant si près de la folie,

Une vague éhontée, indocile et furieuse,
Eclabousse mes rêves d'un désir indompté,
Effarouche mes songes sur l'autel exalté,

De mes nuits rebelles, inventées, capricieuses,
Sur le lit de l'aurore, au trépas de l'envie,
Quand ton âme effleure mon corps jusqu'à la lie.

BERANGERE MOREL (France)

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LES PATISSERIES


D'abord
Sous un décolleté ajusté, sa poitrine
S'offrait comme des pâtisseries en vitrine.

Et puis
Elle susurrait des mots, le visage hagard
Sur ses lolos. Je les consommais du regard.

Alors
Ma main déballait telle une pelle à gâteaux
De son emballage les friandises oh!

Enfin
Je salivais à goûter les fruits érectiles
Le phallus érigé, coincé sous mes textiles.

Pourtant
La gourmandise est un vilain défaut. Tant mieux
La cerise sur le gâteau me rend heureux.

PATRICK GELIBERT (France)



   Mai 2007



INCLINATION

L'impatience qui s'achève sur tes seins. Le doute et l'inquiétude
Qui dominent mes regards
O gitane qui m'a offert deux fleurs d'automne, un sourire d'enfant
Un tsunami de baisers. De bonheur

Sais-tu? Tu as la douceur d'Aphrodite, les hanches de Cléopâtre
Et la frénésie de la femme millénaire

Lorsque je suce ton mamelon – rouge et indifférent –
La Terre s'arrête de se tourner. L'amnésie se réveille
Ton parfum nocturne. Le chant de jasmin
Sur tes cuisses, j'ai signé mon testament
Sur tes lèvres, j'ai planté mon sanctuaire

Comme si beau l'azur qui colore tes prunelles
Et le rose qui enveloppe ton orgasme

Errant entre ton souffle retenu et le spectre de ton narcissisme
Je me demande encore sur l'oreiller qui t'embrasse
Le blue-jeans qui cache ton cul.

SAID KHATIBI (Algérie)

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DERIVE FUSIONNELLE

Maître de mes plaisirs, gardien de mes désirs
Tu diriges dans l’ombre le moindre de mes soupirs
De mon esprit abuse, en appelle à mon corps
De ton regard brûlant régente jusqu’à mon sort

J’en appelle à ta grâce, quand tes mains audacieuses
Sur mon corps alangui se font pernicieuses
Appelle à la clémence de ta bouche gourmande
Sur mes lèvres brûlantes dociles à ta demande.

Ma nébuleuse vie se fait plus vaporeuse
Sous tes audaces viriles tu me rends plus radieuse
En amant téméraire tu me rends libertine
L’éclat de mon regard prend une teinte mutine.

Donne moi ce plaisir qu’en secret tu régentes
Libère mes ardeurs, alimente mes attentes
Possède la douceur de mes courbes féminines
Attise ma chaleur de ta ferveur coquine.

Qu’il est doux de sentir tes mains s’éparpiller
Ta langue sur mon sexe soudain papillonner
Qu’il est doux de sentir que tu te perds en moi
Quant ton vit si fier appelle à ton émoi.

De tes désirs ardents tu me donnes la grâce
D’une femme comblée par un amant vivace
Entre mes reins cambrés, désarmé tu te perds
Tu décharges ton plaisir sous mon regard pervers.

Maître de tes désirs, gardienne de tes plaisirs
J’ai dirigé dans l’ombre le moindre de tes soupirs
Aux croisée des chemins nos désirs, nos envies
En bravant le destin ont rapproché nos vies

DOMINIQUE ALERS
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AMOUR

As-tu vu cet amour qui fait le poirier ?
Il va se casser les poignets.
C’est à se rompre le cou,
et les os du bas du dos !
Amour fais attention à toi !

ANDRE RECOUPE(France)

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HUIT JUILLET

Voilà qu'entre tes lèvres
me reviens un goût de poésie
un jour de fête, en ce juillet

Ô ce huit juillet

Voilà qu'entre tes lèvres
je parles ta langue
étrangère et douce

Comme un rayon de soleil entre tes dents
où l'Avalé se jette rose et dru
bourgeonnant...

Ô ce Moi de juillet, ce huit juillet
Ce jet de lumière entrelacé
où toute ma vie se déverse

Dans l'infini

NICODEME CAMARDA (Canada)

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ODEURS PSYCHOTROPES

Des fusions charnelles
De corps polymorphes


Se noyer dans ses désirs, devenir liquide
S’étendre, se détendre, se répandre
En une mer chaude et onctueuse
T’envelopper, s’immiscer en toi
Glisser, goûter les saveurs de ton intime
Ton abandon
Ta si grande permissivité
Tes volontés désordonnées de prendre du plaisir
Dévaliser, piller dans la plus grande douceur
Dans une candeur presque enfantine
Ton corps qui s’offre si volontiers
Bien qu’il s’agisse le plus souvent
De pillage par effraction, de mise à sac
De mise sans dessus dessous par la pensée
Sur une feuille de papier
Je rêve, j’écris ses rêves la
Tu leur prêtes ta vie, ton corps, la douceur de ta peau
L’arrondi de tes fesses, les raideurs de ta queue, ton âme
Et ils deviennent beaux, vivants et palpables
Ils sont échanges obligatoires
Passages obligés
J’aime la musique des couleurs, des mots, des corps, des âmes
Leurs fines vibrations
Les corps durant l’amour produisent les sons d’un instrument inconnu
Mais dieu que cette mélodie est douce à mes tympans
La peau s’illumine de chaudes lueurs venues d’ailleurs
L’on devient tableau vivant et palpitant
Alors tu me parles de couleurs, de musique
De sonorités exotiques
Tu dis le désir sans concession
Tu te laisses posséder par la passion
De ton propre corps
Tu te laisses aller à des corps à corps improbables
Tu t’obéis, tu te plies, tu t’inclines
A tes folies, et tu vis
Tu rends vivant mes propres délires
Mes digressions passagères, mes lointaines obsessions
Tu es rêve et réalités
Tout ce que j’aime finalement
Les folies réelles, les songes un peu fous !!!!

EVELYNE CHAPSAL (France)

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JE SUIS

Amant aimé ton mat m’attire
Et de mes baisers je l’étire.
Je ne suis soumise ou traînée,
Mais amoureuse désirée.

Amant d’un soir prends-moi soudain
Et avec toi je crie, je viens.
Je ne suis bonasse ou facile,
Mais maîtresse de mon connil.

Amant absent je t’imagine
Et de mes mains je me câline.
Je ne suis sourde ou pervertie,
Mais libre de jouir à l’envie.

LOUISE ROSE (France)



   Avril 2007



IL Y AURAIT DES MOTS

Il y aurait des mots tendres, il y aurait des mots doux
Des mots tellement gourmands qu'on en oublierait tout
Puis il y aurait ces mots, ceux qu'on n'ose pas dire
Ces mots crus et grivois, ces mots à faire jouir

Il y aurait ces mots sans aucune retenue
De ces mots qui nous mettent l'âme et le corps à nu
Ces mots imprononçables mais qui nous tétanisent
En nous poussant à bout, si près de lâcher prise

Il y aurait ces mots murmurés à l'oreille
Qui saoulent comme le vin de la meilleure treille
Ou ces mots que l'on crie lorsque l'esprit s'égare
Quand des corps en sueurs se prennent et se séparent

Il y aurait des mots qu’on pleure dans un soupir
Et des mots qui caressent dans le sens du plaisir
Il y aurait ces mots si peu académiques
Qui couleraient de leur source en un flot impudique

Il y aurait des mots comme des plénitudes
De ces mots que l’on ose, de ces mots qu’on élude
Il y aurait des mots tellement redoutables
Des mots que l’on renie en se sentant coupables

Il y aurait des mots rouges comme l’amour
Qui glissent sur la peau en lettres de velours
Il y aurait tous ces mots, sans doute inutiles
Et pourtant sans ces mots, que nous resterait-il ?

MONIQUE DELPORTE (Belgique)

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UNE PALOMBE ROUCOULE

Il aura fallu les senteurs de musc et le flottement des draps
une goutte de cyprine répandue sur mes lèvres
roulé sous un doigt le téton durci à l’aréole plissée
tes fesses élevées en tabernacle
un doigt pénétré dans la rosace
puis deux
et le glissement du troisième pour bander mon désir
bouses remontées et puissantes dans leur rondeur mille fois caressée
ton cri de jouissance, un giclement d’or,
et le chant de ta gorge…


Une palombe roucoule.

CHRISTIAN CAZALS (France)

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CE SOIR LES SOURIS SONT BLEUES (3)

Dans le creux de mon lit
tu pourrais y trouver
un litchi cochise,
tu craquerais l'écorce
rose brune et mûre
tu laperais la frise,
ta langue de groseille
chatouillerait ce fruit,
il n'est pas défendu.

Songe à la pulpe tendre et ronde,
songe à la crème fugueuse
à l'odeur du croissant qui gonfle
à la prune juteuse
à la sève chaude
au léger bruit mouillé
libéré,
du bout des lèvres humides.

Songe et engloutis
mon petit oeil de chat,
dans ta langue cendrier.

mon litchi crierait
le noyau aspiré,
parfum d'épice
sur les draps froissés.

dans le creux de mon cri,
il pourrait s'y trouver,
le paradis,
ou,
une armée de souris,
nichée dans les replis,
et ce soir, ce soir là seulement , les souris seraient bleues...

(Azazel)
BRIGITTE BERGER (France)

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NOCTURNE

Le monde monochrome
est endormi,
Et sise sur son trône,
règne la nuit.
Il pleut encore du soir
depuis le ciel,
Et dans la marée noire
douce et rebelle,
Flotte la Lune blanche
de nacre et miel,
Comme un ballon de verre
Au milieu de mon rêve.

Viens donc, monte avec moi
Sur mon cheval des brumes,
Qui nous emportera
Là-haut, voir Dame Lune.

Tout de brouillard vêtus,
Et chargés d'impatiences,
Nos deux esprits tendus
Se marient en silence.

Au creux des vallons tendres,
Le long des longues plaines,
Nous jouissons d'entendre
Les plaintes inhumaines,
du vent de la nuit,
du vent qui s'enfuit
à l'infini...

Notre monture d'air,
Intangible et véloce,
Nous transporte droit vers
Les domaines d'Éros.

Que le ciel chavire !
Et que Gé se renverse !
Et que tous les plaisirs
Nous submergent et nous bercent !

Que nos dix sens se mêlent !
Que la Pensée s'estompe !
Que tout soit irréel !
Que le monde se rompe !

Léger intense brillant cristal
Le monde entier fuit et détale
Nous sommes perdus dans un dédale
Léger intense brillant puis pâle
Et doux serein tranquille et passe
Et c'est Éros qui trépasse.
Las !

- et le temps passe -

Notre corps frémissant,
Las de ce long voyage,
Se dismute en laissant
Blanche, la dernière page.

GUILLAUME VANHOVE (France)

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ABANDON

M'abandonner, les yeux fermés, à tes caresses,
Pendant que ta main glisse lentement sur ma peau,
Te laisser m'envahir de toute ta tendresse
Et sentir les frissons qui montent dans mon dos...

Pendant que ta main glisse lentement sur ma peau,
Mes lèvres se posent doucement dans ton cou,
Et sentir les frissons qui montent dans mon dos
Me fait frémir. Tu poses un baiser sur ma joue,

Mes lèvres se posent doucement dans ton cou,
Nos soufflent ne font qu'un, et sentir ton parfum
Me fait frémir. Tu poses un baiser sur ma joue,
Je glisse un doigt, puis deux sur tes tétons mutins

Nos soufflent ne font qu'un, et sentir ton parfum...
Tout cela m'ennivre et me fait perdre la tête;
Je glisse un doigt, puis deux sur tes tétons mutins
Et je sens leur tressaillement sous ta nuisette.

Tout cela m'ennivre et me fait perdre la tête,
Je frôle lentement tes fesses de mes mains
Et je sens leur tressaillement sous ta nuisette,
Mais mes doigts repartent en direction de tes reins.

Je frôle lentement tes fesses de mes mains
Et semble s'allumer en toi un feu ardent,
Mais mes doigts repartent en direction de tes reins...
Tu viens t'abreuver à mes lèvres doucement

Et semble s'allumer en toi un feu ardent
Qui viens me réchauffer et aussi m'embraser.
Tu viens t'abreuver à mes lèvres doucement
En déposant tendrement ce si doux baiser

Qui viens me réchauffer et aussi m'embraser...
Tu fais fondre mon coeur, me laissant pantelant,
En déposant tendrement ce si doux baiser
Nous ne sommes plus qu'un pendant un long instant...

Tu fais fondre mon coeur, me laissant pantelant,
Je mets ma main sur ton visage et le caresse,
Nous ne sommes plus qu'un pendant un long instant,
Presque une éternité toute emplie de tendresse...

Je mets ma main sur ton visage et le caresse
Pendant que la tienne me caresse le torse
Presque une éternité toute emplie de tendresse,
Ce soir...A la sagesse nous ferons entorse.

JEAN-FRANÇOIS PASCOLO (France)

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ETREINTES

Lorsque mes mains caressent ton corps,
j'entrevois ces endroits, qui me disent encore
Et quand tes bras, sur moi, se serrent fort
Je comprend que ton désir, monte sans effort

Lorsque sur mon corps, tu fais glisser tes lèvres
Tes frissons me caressent, et me donnent la fièvre,
Nos corps s'abandonnent, nous laissant là, sereines,
De ne faire qu'un, le tien et le mien sont mêmes

Quand, nos corps très émus, d'attentions si soudaines
De nos doigts, fatigués, travaillant sans peine,
Nous ne pensons à ceux, nous disants vilaines
D'avoir pour même sexe, quelques pensées malsaines..

Quand ta langue entre en moi, fouillant mon endroit
Tu bascules mon corps, qui n'a plus jamais froid
De mes yeux gourmands, je t'observe lentement
Qui t'appliques à me faire jouir, assurément!

L'on échange nos mains, l'on partage nos reins.
Enfonçant mon désir au plus profond du tiens
Je goutte à ta sève, flore humide et amère
Léchant sans retenue son petit goût d'eau de mer

Nos deux corps épuisés, restent là enlacés
Nos yeux écarquillés se disent des vérités
De ces plaisirs, que nous avons bien trouvés
Parce que nos deux corps, sont une égalité !

GABY DEMANGE (France)

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SONGE D’UNE NUIT SANS LUNE

Etre un champs de chair dévoré, et dévorante
Supplicié et suppliant
Vous étés dupliqués, alambiqués, amalgamés
Danse souterraine, valse aérienne
Chaleurs Animales
Humidité viscérale
Désirs exaspérés, exaspérants
Exaltation, exaltés, les sourires de la chair
Les plaisirs insoumis
Force et douceur
Fragilité et raideur
Rigidité oblongue, velours charnel
Palpitante la veine de vie courant sur un membre
Affamé de caresses,
Faim d’appartenir, faim de possession
Echange de sensation échange de persuasion
Perception érectile pulsion humide
Ravagé son âme et son corps
Dans la plus douce violence qui soit
Donner et se donner à corps perdu
A dématérialiser son esprit
Devenir la sensation, l’unique sentiment, l’unique rêve
D’exister vraiment sous des mains assassines
Parce qu’elles tuent tout pour faire naître ailleurs
Elles annulent la peur elles rayent tous les tabous
Elles donnent vie elles font se sentir immensément vivant
Elles font trembler de désirs, elles font rires de plaisir
Elles me font immanquablement devenir belle
Tes mains, vos mains devenues étonnement multiples
Le temps d’un rêve éveillé d’une nuit d’amour.

EVELYNE CHAPSAL (France)



   Mars 2007



FONTAINEBLEAU

Etait-ce en la forêt des rois ?
Etait-ce en quelque bois étrange ?

Je fouillais la terre de mes doigts polis,
Lors, que toi, tu fouillais mes entrailles,
Et je cherchais en vain,
Au sein de mes soupirs assortis de cris soudains,
Je grattais la limaille au plus noir du limon,
J’en perdais le souffle et soufflant sous astreinte,
Je sifflais aux râles les plus pâles,
Cherchant vainement ce que je grattais au fond,
Ne trouvant en moi pour seule trace de bonheur,
Qu’un étrange mât de cocagne,
Ta présence arrière alors que je suis avant,
Pâle morte rousse et nue sous la cendre d’un bois,
Allongée pour longtemps perpétuée,
Peut-être donnée à ce mat de cocagne,
A moins que sur gages je ne me prête seulement,
Sur gages prêtée en intérêts composée,
Je ne me prête vautrée qu’à gratter la terre noire,
De mes ongles parfois de peinture nacrés,
Aristocratiquement et tout doucement polis.

J’ai la plupart du temps l’esprit d’escalier,
Et Gaïa, comme moi, fait parfois,
Voire de temps en temps,
Comme moi, l’amour de façon décalée,
Pleurant presque d’être à ce point adulée.

MARIE-GABRIELLE FORGACH (Brésil)

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GEYSER

L'anneau de l'index et du pouce
monte doux ascenseur...
Descend belle caresse.
Les doigts d'ivresse
montent aux étoiles.
Les yeux clos, feux d'artifices
comme une lame de couteau.

De la main filante, aimante
qui délivre le raz-de-marée,
le gazeux geyser monte.
En un tour de main,
palpe de la paume,
gonfle le manteau de peau
coulisse et malaxe l'axe,
l'ajuste à ton geste.

Ta frimousse de cristal
parée de diamants
de spermes frais
d'éclats de crèmes opales,
Recueille la première larme
de sa housse de tendre chair.
L'anneau de l'index et du pouce
monte doux doigts divins...
Descend belle caresse,
vive et brûlante comme un incendie.

De lave et de feu monte,
coulisse ta prisonnière
de ta bouche, qui délivre
le raz-de-marée,
le gazeux geyser
gonfle l'écrin, tes doigts
ne me laissent répits
plus rapides, plus forts.
Ta bouche plus douce
s'impose et me soumet.

J'explose, j'implose,
j'étincelle des gouttes
d'or, d'argent, de nacre
qui ornent tes lèvres
bouillantes et magnifiques
et courent tels des lévriers
orner tes seins, paillettes
coulées le long de la clavicule,
Doigts humides de mon extase.

L'anneau de l'index et du pouce
dessert doux ascenseur...
Délivre belle caresse.
Les doigts d'ivresse
montent aux étoiles.
Les yeux clos, feux d'artifices
comme une lame de couteau.

LIONEL VALLERY (France)

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LA MANGUE DU VILLAGE

A toi, la mangue du village,
Toi qui hante tous les esprits.
Telle une ombre, tu apparais,
Et, ta silhouette, très vite disparaît.

Quand illuminent les flambeaux,
Dans les sombres cours- labyrinthes,
Des maisonnées de terre cuite,
Tu excites les masses,
Et allumes même les vieux assis dans leur hamac.

Lorsque le jour de la fête biennale,
Tu danses au milieu du cercle,
Tes déhanchements rythmiques,
Tes contorsions hallucinantes,
L’érection des papayes dressées sur ta poitrine,
La sueur gluante de ton corps d’ébène,
La fusion de tes muscles presque nus
Avec les pleurs des tambours,
Tous les yeux te contemplent,
Et toutes les cuisses t’acclament.
Ô toi la mangue du village.

DALLYS-TOM MEDALI (Bénin)

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MES NUITS

J’ai l illusion de ses mains
Elle se promène sur ma taille
Vouée à se balancer dans la valse
Funambule de mes songes
Dans une attraction pudique
Nos bouches gobent les mouches
Incognito, elle flirte des mots
Caprices dans l’ oreille
De mon adonis

J’éprouve l’invisible parfum
De sa boule frontale
Je ne sais rien de cet apollon
Mais je cultive une constellation
Sidérale de ses formes aphrodisiaques
Dans mes chimères
Ces yeux noir turquoise exhaussent
Mon appétit brûlant de ses paumes
Ephémères

Dans mes nuits je me courliche
Les papilles, de son rôdeur frétillent
Dans mon fourreau résille
Qui pétille

NADIA SEFIANE (France)

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LA FLEUR DE L’IVRESSE
Dans ses replis de soie, avec quelque rudesse,
J’aime absorber le suc issu de ton désir
Lorsque ta fleur sauvage, offerte à mon plaisir,
Libère son arôme avec délicatesse.

Écartant sa corolle aux pétales ardents
Elle devient la coupe où boire, insatiable,
- Faisant vibrer ton corps d’un chant inoubliable -
Ta grande jouissance, en longs traits transcendants,

Impudique et goulue, avidement ma langue
N’ignore nul recoin de ton mont de Vénus
Dont je sais les secrets, ô ma fleur de Lotus,
Car au mien tout pareil, sous son exquise gangue.

Tes mains dans mes cheveux me griffent par amour
Au rythme de tes cris sous mes ardeurs plus vives;
Puis pleines de douceur, en étreintes furtives,
Câlines sur ma tête, elles sont, en retour.

C’est à ce moment là que je te sens rompue,
Ivre de ma caresse, excitant mon honneur.
Alors, soupirant d’aise et saoule de bonheur
Entre tes bras aimants je me glisse, repue.

JOHANNE HAUBER-BIETH (France)

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SUR TA PEAU ALANGUIE

Ma langue s’abreuve à l’encre de ta peau
Affamée de ton corps elle dévore tes arômes
Lapant léchant chaque particule en frissonnance
Animale, elle lie, vole et délie tout tes atomes
Nourrit ton exaltation, s’abandonne en rodéo.
Gourmande, ma langue respire tes belles essences
Usant d’invincibles mouvements en voraces caresses
Elle parcourt et court par delà ton sang fou
Suce ton amour dressé à sa maîtresse
Unifiant sève et sueur, chair, âme et sens.
Rêveuse, elle erre sur ton être et son goût
Tête ta frénésie que l’air alentour embrase
Armée d’écume hystérique ma langue se saoule
Puise aux abymes de ta jouissance son extase
Ensorcelle ta nudité, ton souffle et tes yeux doux.
A leur apogée ton corps et ma langue sont vides et foules
Unis dans leurs fluides orgasmés et sublimes…

CELINE DELPHIN (France)

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FEMME PARFUM

Dans l’effluve se créait

Un long fleuve d’essence
Aux traces discrètes

Sa corolle se pâme sans fin
Dans les envies à saisir

Aux preuves d’existences
Qui dévient au plaisir

Rêve lointain d’alcôve
Aux puissances de la sève

Fragrances que l’on suit
A l’âme son des délices

Errances que l’on poursuit
Aux chansons du calice

Femme flacon
A retenir d’un seul trait

Flamme Parfum
A fleurir en portrait

OLIVIER MENARD (France)




   Février 2007



FURIE

J'aime tes seins en tralala que cache ton air de Sainte Nitouche
Et ton cul d'ardents désirs qui me brûle dès que je m'y couche
Tes excitants "prends-moi par-ci" tes violents "et puis par-là"
Ça s'érige de tout mon corps et ça aspire de toutes tes bouches

MUSTAPHA KHARMOUDI (France)

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LIBERTE TOTALE

D'un geste libéral
J'ouvre grand mon décolleté
Libérant ainsi d'autres libidos.
Moeurs libertines ?

Libre à vous de les voir !

MARIE-PIERRE DEMON (France)
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NEREA

Je te navigue sur mon ventre, ton mât entre mes seins.
Ta voile prise au souffle de ma bouche.
Ma barque accoste aux souvenirs à la longue et languissante rivière de ton corps. Mes lèvres sont rames dans son onde folle.
La peau fait escale à la lèvre. Ma bouche va s’enivrer vers tes îles.
Puis mon souffle se prend à la voile de ton désir.

Sueur, nous ruisselons vers la rivière.
Nos nombrils, soleils mouillés.
Gémir, les amarres dénouées de tes cheveux.
Crier, et n’avoir plus que nos poumons pour voiles.

Je naufrage mes yeux sur tes cils, récifs de ta sensualité.
J’accoste à la rive de tes lèvres et m’échoue aux berges folles de ton nom.
Nos corps se brisent à la déferlante raison !
Vient le crépuscule du plaisir en nos ventres démâtés.
Désormais, les sirènes ne t’envoûteront plus.

HELENE DUC (France)

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EXTASE

Je pensais vivre heureux et libre comme l'air
Errant, seul, sans amour prisonnier du désert,
Avant de chavirer sous une vague blonde
Puis découvrir ton corps aux formes vagabondes.
J'ai respiré l'éther de mes plus beaux matins
Mon oreille collée à ta peau de satin,
Partageant tendrement nos heures de paresse
J'ai craqué de désir aux soins de tes caresses,
Provoquant ses embruns à tes yeux océans
A me sentir soudain aussi fort d'un géant.
J'ai parcouru ton corps aux courbes vagabondes
Avant de m'enivrer à ta source féconde,
Mouillé dans ta prunelle aux rivages nacrés
Livrant ma quintessence au zénith, au sacré !

GERARD FRANCO (France)

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POUR TOI LIBERTINE

Des le matin venu, cette féminité
Qu’en moi je cultive comme une vérité
Prend des teintes libertines
Quand proche de moi je te devine.

Mes bas je les ajuste avec solennité
Pour tu puisses doucement me les ôter,
Enfile ma robe de soie sanguine,
Pour que mon corps brûlant tu devines.

Glisse tes doigts, mon amant diabolique
Sous cet enveloppe de soie symbolique.
Viens chercher à la source de mon désir
Cet élixir troublant, de moi fais le jaillir !

Tes yeux se font brillants, accrochent mon regard,
Sous tes doigte audacieux ma tête se renverse,
A l’aube de tes caresses, tes mains recherchent mes fesses
Mes reins se font offrande, je me fais plus tigresse.

Avec légèreté, fais glisser la soie sur ma nudité
Que je t’offre ce corps par tes doigts visité,
Promène sur ma peau et tes mains et ta bouche,
Jusqu’à mon sexe vibrant sous tes lèvres peu farouches.

Oh prends moi, mon amant de ton membre troublant,
Malmène tout mon corps par tes assauts mordants,
Noie toi dans mon plaisir, cette secrète rivière,
Libérée, impudique, je me donne toute entière.

Pousse plus loin l’audace de tes désirs brûlants
Entre mes fesses offertes, glisse toi impunément
Je te veux jouissant en ces lieux interdits
Pour un orgasme complice proche du paradis !

Telle est la libertine que pour toi je cultive
Toute mon impudeur est pour toi instinctive.
De mon désir brûlant, sous ton regard lubrique
Offrande je te fais pour des instants magiques.

DOMINIQUE ALERS (France)

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ACTE D’AMOUR

Des lueurs félines
Projettent des hanches ombrées
À la pudeur des bougies

Qui se meuvent timidement
Vers ses ongles masculins
Déboutonnant sa colonne efféminée

Vertèbre par vertèbre
À la douceur des couleurs
Ambrées et ocres des coussins

Se respirent
Par leurs museaux veloutés
Autour de la nuque

Vers sa cape échevelée
Soulevant le drapé
Découvre

Les murs laiteux
Caressant les intersections
Et les creux convexes

Contournant les galbes
Des sentiers ourlés
À l’harmonie sensuelle

Se déplacent avec précaution
Ces miroirs jumelés
S’abandonnent aux étendues offertes

Les recouvre de leur fusion
Murmure les gémissements
Sous l’aile passionnée

Et la flamme rauque
Mord dans le tumulte
Des eaux profondes

Se laissant posséder
Brûlant jusqu’à la lie
Par delà le don

S’évanouissent
Dans les méandres du néant
Emplis de silence comblé

Tel le vent chatoyant
Les feuilles apaisées
De son bruissement cristallin

Indique la croupe
Délicatement ensommeillée
Dans la chaleur des muscles reposés

Protégeant de son allure
Rassasiée
Sa silhouette raffinée

Aux lignes immaculées
De malices et d’animations
Ebauche de ses iris

Leurs articulations communient
Un dernier souffle
Dans une pulsion pétrie

SAVINA GILLES (Belgique)

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ULTIME MOMENT

Il est possible à un corps
De ressentir encore et encore...
De par la magie de ses souvenirs...

La chaleur de sa main sur son sein
L' ardeur du regard qui transperce son coeur
Le frôlement de son sexe s'exaltant sur sa cuisse...

Sa douceur, son odeur, formant un tout unique,
Quelque chose de magique
Émouvant l'Amour qui m'habite!

Le murmure de ces mots
Exprimant le désir...
Se consume en nous
L'ultime élixir!

Je reçoit, tu perçoit..
Je te sens, tu ressens
Je te suis, tu m'attends..
Et voilà que s'approche la magie du moment!....

Avons fait tomber des étoiles..
Fait arrêter le temps...
Synchronisé nos coeurs...
Dans cet ultime moment!

JOHANNE CAMPEAU (Québec)




   Janvier 2007



ETENDUE SUR LE CANAPE

Perdue dans le sommeil, je t’imagine allouée,
A des rêves cachés, que mon tourment abhorre,
Me laissant solitaire, face à mes pensées,
Etendue sur le canapé, tu dors et tu m’ignores,

Triste et nostalgique, je voudrais défier,
Les annales des songes, qui me sont inconnues,
Si d’attention, qu’alors tu oublies de me donner,
Je ne crois qu’a ce temps, ton amant je suis plus,

Femme divine, mon combat pour toi n’est pas fini,
Sur tes fesses arrondies, je parcoure mes lèvres,
Ma langue ouvre ta vulve, mouillée et rebondie,
Tendu comme des arcs, nos corps sont en fièvre,

De mon vit, je pénètre, ton jardin extasié,
Nos sexes sont humides, ton minou est résonance,
Le Parfum de son extase, m’enivre à satiété,
La belle fin, sur ton sillon, fait couler ma semence

Ensemble l’on sombre dans les limbes infinis,
Mes frissons sur toi alanguie, cachent mes pleurs,
De mes baisers je t’enlace d’un amour pour la vie,
Nos âmes épousées, trouvent enfin leur bonheur.

ADRIEN PAVONE (France)

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SENS DESSUS DESSOUS

Effleure
Doucement tes lèvres
Vestibule de soie et moi
Préparant mon entrée en fièvre
Suspendu au dessus de toi
Vois
Ce duvet cette coiffure
Au milieu de tes jambes nues
Sens
Cette odeur de chevelure
Et de marine confondue
Entend
Ton ventre murmure
Même le mien a entendu

Tu ne dis rien juste une injure
De ta bouche jaillit le vent
Et la liqueur de ma blessure
Goutte
C’est le chant le plus émouvant

ANDRE CAYREL (France)

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UNE FLEUR A PEINE ECLOSE

Je suis une fleur à peine éclose,
Sur les lèvres de ta bouche,
Je suis une fleur à peine éclose,
Sur les lèvres de ton sexe,
Entre tes bras,
Doucement, je repose,
Sur le grand voilier
De ta poitrine,
Qui se soulève au gré de nos désirs.
Dans la tempête de ta passion,
Tu m'emportes,
Tu grimpes dans mes haubans,
Et t'affaires dans ma coque,
Tu prends des ris dans mes huniers,
Et manoeuvre ton gouvernail,
Sur l'océan de mon intimité.
De temps en temps,
Tu lances ton ancre
Pour explorer mes profondeurs,
De temps en temps,
Tu t'immerges en tenue de plongée,
Au plus profond de mon lac sacré,
Tu es mon scaphandrier,
Mon beau marin, mon flibustier,
Viens t'emparer de tous mes trésors,
Viens faire main basse sur mes privautés,
Pendant qu'entre tes bras,
Doucement, je repose.
Je suis ton île inconnue,
Toujours à redécouvrir,
Je suis ton rivage à venir explorer,
Sur la mer des Sargasses,
Ou dans l'Ile de la Tortue,
Partout, je suis tienne,
Viens boire mes liquides intimes,
Viens te nourrir à ma Corne d'Abondance,
Comme Zeus se nourrit aux pis de la Chèvre Amalthée.
Tu es le Soleil,
Qui jamais n'asséchera l'étendue de mers intérieures,
Tu es le Soleil et la Pluie qui fera reverdir mes prairies nomades,
Tu es la Femme auprès de laquelle,
Enfin, je trouverais et Jouissance et Repos,
Dans l'écrin de tes bras,
Enfin, tous mes sens comblés,
J'atteindrais à l'explosion de l'orgasme,
Par le désir brûlant que tu fais courir dans mes veines,
Par le feu de la passion qui couve dans les tiennes.
Par toi, je redécouvrirais le plaisir d'aimer,
Par toi, je redécouvrirais le plaisir de mon corps,
Plaisir d'être une femme
Et de jouir de faire l'amour avec toi,
De faire l'amour en toi.
Mon Amour, tu es plus légère que le Soleil,
Plus douce qu'une Pluie d'Eté,
Plus tendre qu'une Plume dans le Vent.
Viens, je t'attends,
Allons à la rencontre du vaste monde,
Dans l'éblouissement des embruns
Et la flamboyance solaire du Zénith,
Viens, je t'attends,
Plus claire que l'eau des cascades,
Plus pure que le cristal,
Viens, je t'attends,
A jamais et pour l'Eternité.

LUCILE LONGRE (France)

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SYMBOLISME

La vibration
dans la chair
et la pression
ne me serraient
jamais assez.
Des vêtements
parmi des fleuves,
doux visage
qui y coulait.
Les yeux brillants
le plaisir du miel.
Des lèvres effleurées,
le corps suspendu
dans des bras
et frissons
autour du cou.
Le rêve s’est brisé
de joie
les eaux
ruissellent
entre réalité
et imagination.

Viorel ZEGHERU (France)

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OH DESIREE !

Je contemple ton corps nu, électrique
Son magnétisme défie ma virilité énergique
Ô Désirée, mon doux désir, ma tendresse
Dans la douceur câline de notre drap abricot, lit d'ivresse
Ta langue embrasse, cherche
Ta langue gourmande fredonne
Ta langue explore
Ta langue tâtonne
Ta langue lèche
Ma langue sur ta joue, s'étonne
Ma langue sur ta langue, se donne
Ma langue sur ton clitoris, explore
T'enivre d'une indicible extase jouissive
Tout ton être frétille d'une joie intensive

Je contemple ton corps nu, magique
Son magnétisme défie ma virilité hypnotique
Ô Désirée, mon doux désir enchanteur
J'entre doucement en toi, havre de bonheur
Mon vit procure un plaisir exquis à ton être
Le plaisir d'être en toi et t'imposer mon rythme
Le plaisir d'être en toi et de subir ton rythme
Tes tétons durcis m'enivrent de décharges électriques
Sur les flots du plaisir qui nous mènent loin doucement
Mon amour, tu me griffes, me serres fortement
Tu pousses un cri voluptueux, une sonorité sexuelle !
Tu me portes, m'emportes dans l'intimité voluptueuse de ton être
Ensemble nous savourons la plénitude de notre orgasme
C'est chic l'harmonie de notre complicité sexuelle

Je contemple ton corps nu, magnifique
Son magnétisme défie ma virilité hiératique
Ô Désirée, mon doux désir
Allongée nue à côté de moi, ma source de plaisir
Je découvre ta merveilleuse nymphe, ma source de bonheur
Je suis charmé, mes yeux scintillent d'une éblouissante lueur
Ma verge brûle passionnément d'un désir dévorant d'ardeur
S'enflamme, se dresse et se redresse
S'éclate en voyant ta vulve enchanteresse
Tu m'entraînes dans les entrailles de ton paradis ensorceleur
Je vais et je reviens entre tes reins cajoleurs
Je rends grâce à ton corps velouté
Il est la sculpture parfaite de la beauté
Du ravissement, quel bijou ma divinité!


GILLES SELOGNON VODOUHE (France)
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LE BALLET

Douce chaleur qui entoure mon corps,
Quand je vois son visage qui me crie encore ,
La prière muette du plaisir
a succombé a l'injonction du désir.

La cavalcade a commencé,
Tous mes sens sont bouleversés,
Quand en moi il se déchaîne,
Me libère un instant de mes chaînes.

Tout mon être brûlant réclame,
Que la grâce continue , je suis femme,
Enlacé contre un corps ami,
Qui avec moi fais la paix dans la nuit.

La danse s'accélère , le rythme a changé,
Plus rien autour, je sens son souffle pressé,
Un cri rauque de sa gorge s'est échappé,
Le plaisir de nos corps a explosé.

AURORE RIMBOD (France)
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MON TROUBADOUR

Mon troubadour, quelle verve vous me faites donc là
A vous trémousser devant ma fenêtre,
à tenter de me faire grimper en deçà
Montez, montez, je vous retirerai vos guêtres.

Mon coquin, fourrez votre nez dans mon blanc balconnet
regardez naître au bout de mes tétons de douces épines
effeuillez ma rose de votre délicat doigté
je me baisse devant vous pour faire mine de ramasser

un mouchoir égaré, de votre poche tombé
vous en profitez pour vous étendre, me prendre
votre pine est volontaire
je vous suis soumise, entière, à votre guise, je vous laisse faire.

Vous voyez sous ma jupe une fine dentelle
c'est ma chemise rose, mais vous ne cernez qu'elle
car ma croupe respire une timide blancheur
et au creux de mes vagues s'ouvre une fleur.

Saisissez cet instant et empoignez le manche
De ce petit fouet avec ses fines franges
De lisses lamelles de cuir noir dansent
d'abord sur mes hanches, puis se font plus franches.

Je compte à rebours le plaisir qui émane de votre poignet
Je me livre à ce jeu de maître et martinet
J'ai conté à ce jour à d'autres de nombreux messages
Je sais très cher, je n'ai pas été sage.

Débridez à présent ce qui resserre votre monture
Je vous touche et je dégrafe d'un geste sûr
Le haut de votre pantalon en un tour de main
Et m'agrippe à votre pieu beau à damner un saint.

Je croise mes doigts comme pour faire une prière
et je lèche devant vous votre goutte légère
à genoux, à vos pieds, je ne connais pas meilleur délice
que de vous voir guider ma nuque vers ce petit orifice.

Votre main prend appui sur le haut de ma tête
vous poussez et j'adore comme votre ptiot je tête
je contourne de ma langue votre fin grain de peau
et j'aspire votre suc qui jaillit en petits soubresauts.

ma gorge est profonde, votre jus ne voit qu'elle
il descend la ravine, dans mes yeux, des étincelles
des éclairs sous mes cheveux, j'ai le poil qui se dresse
cet instant me lie à vous, je suis votre esclave de tendresse.

CHRISTIANE KUHK (France)




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